Un outil de simulation de pension orienté vers l’avenir

Nous sommes en compagnie de Johan Janssens, l’administrateur général adjoint du Service fédéral des Pensions (SFP). En collaboration avec Cronos, le SFP a créé un nouvel outil de simulation de pension novateur, avec pour objectif d’étudier les effets des différentes options de politique.

Q : Pouvez-vous brièvement nous expliquer ce que fait exactement le Service fédéral des Pensions ?

R : Le Service fédéral des Pensions existe depuis deux ans. Il est né de la fusion de deux organismes de pension différents. L’ancien Office national des Pensions était responsable de l’exécution du régime salarié et le Service des Pensions du Secteur Public, dont j’étais l’administrateur général, se chargeait des pensions des fonctionnaires statutaires.

Depuis la fusion, le Service fédéral des Pensions est responsable de l’octroi de pensions légales du premier pilier de pension, c’est-à-dire de l’octroi et du paiement de droits de pension. Les pensions complémentaires ou l’épargne-pension ne relèvent pas de nos attributions, mais presque chaque Belge qui travaille est client chez nous – qu’il soit salarié, indépendant ou fonctionnaire.

Chaque mois, nous versons une allocation de pension à près de 2,5 millions de personnes et nous avons environ 7 millions de carrières actives dans notre base de données. Pour parler en termes économiques, il s’agit d’un chiffre d’affaires de près de 46 milliards d’euros par an. Pas mal, non ?

Q : Récemment, vous avez lancé un projet avec Cronos pour créer un nouvel outil de simulation de pension. Pouvez-vous nous décrire en quelques mots la fonction de cet outil et son importance ?

R : Une partie importante de la responsabilité du Service fédéral des Pensions consiste à soutenir de possibles décisions de politique que le gouvernement envisage de prendre sur le plan des mesures de pension. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

Cela signifie que si le gouvernement veut instaurer une nouvelle mesure relative au régime de pension, il peut faire appel à nous pour en examiner les effets à long terme et s’assurer qu’ils sont positifs. C’est ainsi que nous soutenons le gouvernement dans le cadre de l’adoption de mesures adéquates qui auront les résultats visés.

L’outil de simulation de pension doit nous aider à mener à bien cette mission. Comment fonctionne-t-il au juste ? L’outil de simulation contient une grande base de données de connaissances avec l’ensemble du régime de pension et tous les paramètres possibles. Si le gouvernement nous sollicite à propos d’une décision relative aux pensions, nous pouvons ajuster les paramètres de l’outil de manière à refléter cette décision, ce qui nous permet d’en prédire directement et précisément l’effet à long terme sur les pensions. Comme la plupart des Belges comptent sur leur pension, c’est une responsabilité à ne pas sous-estimer, n’est-ce pas ?

Q : En effet, mieux vaut que l’outil soit au point. Et Cronos est le partenaire qui vous aide à cet égard ? Pourquoi avoir choisi Cronos ?

R : C’est exact. En réalité, nous étions à la recherche d’une solution plus étendue qu’un outil de simulation de pension et Cronos a de nombreuses années d’expérience, tant en matière de veille économique que dans le domaine des projets gouvernementaux. Nous voulions vraiment disposer d’un outil de veille économique multifonctionnel qui puisse répondre à plusieurs besoins, dont les simulations.

Au cours de ce processus, j’ai eu l’agréable surprise de constater que les collaborateurs de Cronos et nos propres collaborateurs sont arrivés ensemble à des choix novateurs, extrêmement prometteurs pour l’avenir. Les nouvelles technologies que nous découvrons sont d’ailleurs les mêmes que celles qu’utilisent des entreprises comme Amazon et Google : nous pouvons donc bel et bien affirmer que nous adoptons une attitude progressiste.