L’informatique décisionelle fournit les informations pour améliorer la sécurité routière.

Grâce à la directive européenne visant à améliorer la sécurité routière, les autorités judiciaires en Belgique peuvent identifier les contrevenants étrangers d’infractions routières. Cela leur donne accès aux bases de données des DIV étrangers ou aux immatriculations d’un véhicule. En d’autres termes : Si une personne d’un autre pays européen conduit trop vite, la justice peut faire en sorte que le contrevenant reçoive l’amende rapidement.

Toutes les bases de données sont reliées par une plate-forme informatique appelée MaCH. Cette plate-forme donne un aperçu complet de toutes les infractions au Code de la route et permet à d’avoir une belle vue d’ensemble à la justice

Vincent Floré – Manager du programme transfrontalier – SPF Justice, explique : « Si, par exemple, une amende n’a pas été payée en Belgique par un contrevenant hollendais, cette amende peut être transférée aux autorités des Pays-Bas où elles peuvent effectuer la suite de la procédure et percevoir le paiement. L’objectif est qu’aucun délinquant européen ne puisse se soustraire à son amende. »

Avant, chacun avait sa propre vue d’ensemble : la police, la justice et les finances. Maintenant, tout est centralisé dans MaCH où la « l’informatique décisionelle » trouve son importance. Après la centralisation de cette base de données, il sera possible d’aider la police, la justice et les finances à (ré)ajuster leurs droits.

Ainsi, chacun reste responsable de ses tâches principales :
• La police pour établir l’infraction et identifier le contrevenant ;
• La justice poursuit et décide d’une éventuelle sanction financière ;
• En cas de non-paiement, le SPF Finances assure le recouvrement par d’autres mécanismes tels que des restitutions via les impôts.

Vincent explique : « à partir de ces tâches essentielles, nous pouvons utiliser la BI pour déterminer et montrer qui a besoin de quelles données afin de mieux exécuter les tâches essentielles. La grande valeur ajoutée de l’outil de BI est que vous pouvez retrouver des chiffres objectifs. Cela permet d’avoir unexcellent aperçu pour améliorer la qualité à long terme. Nous pouvons maintenant identifier où se trouvent les mauvais élèves de la classe. Le but ici est de créer une organisation apprenante où l’information est également renvoyée à l’acteur compétent. Chaque acteur peut valider ces données. La prochaine phase pourrait être celle de l’apprentissage automatique ou en anglais « machine learning » qui nous permettra à l’avenir de catégoriser les données et de faciliter le travail des magistrats. »

Lie Duverger – Chef de l’équipe BI – SPF Justice continue : « MaCH est une mine d’informations que nous voulons d’abord exploiter de manière classique par le biais du data warehousing et du dashboarding. L’intention est de développer un entrepôt de données pour chaque partie prenante. Après l’exploration des données, nous avons créé un premier tableau de bord/dashboard pour le ministère public en coopération avec les consultants de Cronos. Vous pouvez comparer le développement du datawarehouse avec une ville que vous construisez. Vous commencez par une rue et trois maisons. Vous voyez que le concept est bone, donc vous pouvez construire le reste de cette ville. Bien sûr, lors de la construction, il se peut que vous remarquiez que vous devez révisé la ville. »

Ce n’est pas MaCH qui donne une vue d’ensemble des chiffres. C’est l’outil de BI qui fournit un aperçu en tant que mécanisme de contrôle sur les différents processus. Le tableau de bord vous permet de voir, par exemple, le nombre de contraventions bloqués par département ou par zone de police. Vous pouvez filtrer par année, par lieu, et ainsi de suite. À long terme, vous en tirerez de nombreuses données pour pouvoir améliorer la sécurité routière. À l’avenir, nous voulons croiser les données de MaCH avec d’autres informations sur la circulation, comme les endroits où la plupart des gens roulent trop vite, où la plupart des accidents de la route se produisent, etc.

Lie commente également la coopération : « L’un des grands avantages de travailler avec Cronos Public Services est qu’ils disposent de plusieurs centres de compétence. Par exemple, si nous disons que nous n’avons pas d’expérience ou de conaissance concernant le « Big Data », nous pouvons les contacter et ils nous donneront les conseils nécessaires. C’est le soutien supplémentaire qu’ils offrent. Il est très important que nous règlons tout en interne. Ainsi, les consultants travaillent physiquement dans nos bureaux. Nous ne sous-traitons rien et cet enrichissement mutuel fonctionne très bien. »