Les pouvoirs publics se penchent sur la technologie blockchain

La technologie blockchain peut réduire la paperasserie, accroître la transparence et diminuer les risques de fraude. De quoi s’agit-il et comment les gouvernements peuvent-ils l’exploiter?

Une tâche essentielle

L’une des tâches essentielles des gouvernements est l’enregistrement des transactions. La technologie blockchain peut y contribuer. Une blockchain, ou chaîne de blocs, est une base de données distribuée à laquelle plusieurs parties peuvent ajouter des transactions. Non seulement la transaction elle-même est encodée, comme par exemple un achat auprès du notaire, mais aussi la transaction précédente, telle que le prêt fourni par la banque.

Des copies synchronisées de cette base de données sont maintenues dans divers emplacements. Plusieurs parties – idéalement, toutes – ont accès à une copie à jour de ces informations. Cela permet une transparence totale.

Une diminution des risques de fraude

La clé qui encode chaque bloc de données  n’est rien de plus qu’un chiffre. Ce chiffre est calculé à partir des données concernant la transaction même, et à partir de la clé de la transaction précédente. Si les données encodées subissent le moindre changement, la clé est radicalement modifiée. Il est en outre impossible d’extraire la moindre information de la clé. Ainsi, chaque partie peut facilement contrôler si les clés sont intègres. Cela empêche la fraude.

Préoccupations relatives à la technologie blockchain

La transparence complète se heurte à des lois et à des objections pratiques, ainsi qu’au principe de la vie privée. Outre le manque de standards au niveau technique, il n’y a pas de consensus sur la création des clés et le contrôle de leur intégrité. La technologie blockchain exige une capacité de calcul importante, et les parties qui veulent en faire usage doivent aussi s’engager.

La Flandre ne peut pas rester à la traîne

En Flandre, l’enregistrement des naissances, la composition changeante des ménages et les déménagements font l’objet de réflexions. Une expérience intéressante est de permettre aux voisins – plutôt qu’à l’agent du quartier – de contrôler si une personne habite bien à telle adresse. Mais la Flandre envisage actuellement aussi la mise à disposition de subsides et de plateformes. Qui souhaite enregistrer une initiative de technologie blockchain dans le secteur public en Flandre peut le faire. Le domaine d’application doit cependant satisfaire à un certain nombre de critères.

La question du rôle dévolu aux pouvoirs publics se pose également. Comment un contrôle centralisé s’accordera-t-il à la facilité d’utilisation et à la possibilité de partager les données avec les citoyens et avec les entreprises? Mais il est indiscutable que la technologie blockchain peut redéfinir les relations avec les autorités. Elle a le potentiel d’introduire une nouvelle forme de confiance dans d’innombrables services offerts ou facilités par les pouvoirs publics.

Département Mobilité et Travaux publics : Séance d’inspiration

Dans le cadre de sa formation permanente, le bureau d’architectes du domaine politique flamand Mobilité et Travaux publics a pris contact avec Cronos l’été dernier pour mettre sur pied une séance d’inspiration sur la technologie blockchain.

Avec son ADN d’incubateur et d’innovateur, Cronos soutient toujours les technologies les plus récentes et les plus prometteuses. La technologie blockchain est entretemps devenue un sujet brûlant, mais au-delà de la médiatisation, elle mérite l’attention en tant que technologie pleine de promesses qui peut – et saura – jouer un rôle utile dans un contexte gouvernemental.

Bien que la technologie blockchain soit flambant neuve, l’on peut déjà observer des cas à travers le monde où les chaînes de blocs ont été introduites dans les registres publics avec des projets pilotes. Ces registres publics concernent, entre autres, l’enregistrement de propriétés foncières, l’enregistrement de droits intellectuels pour de la musique ou d’autres productions artistiques, etc. Une application importante de la technologie blockchain au niveau gouvernemental consiste aussi en l’échange d’informations entre divers départements. Là où, par exemple, des banques-carrefour de données étaient auparavant nécessaires pour relier les bases de données de plusieurs départements, la technologie blockchain peut être utilisée pour conserver dès le départ les données dans un registre décentralisé sous responsabilité partagée. Et ce sans structure de données complexe. Le caractère intrinsèquement non modifiable des chaînes de blocs se prête idéalement à des systèmes où la force probante des données est importante.

Ces cas et d’autres ont été présentés au département Mobilité et Travaux publics, lors d’une séance d’inspiration dans notre House of Innovation (HOI) à Anvers. Les aspects commerciaux aussi bien que techniques de la technologie blockchain ont été abordés d’une manière ouverte, et nous avons aussi eu l’opportunité de faire plus ample connaissance avec la HOI et la HoloLens de Microsoft, ainsi qu’avec l’atmosphère franche et détendue d’un centre Cronos.

Si votre organisation souhaite organiser un atelier de travail ou une séance d’inspiration autour d’un sujet spécifique, commercial ou technique, n’hésitez pas à en parler à votre gestionnaire de compte Cronos.

Lisez-en davantage sur

www.blockchaingids.be